Adobe Creative Cloud vs Affinity Suite — l’étendue contre une facture qui s’arrête
L’un est un abonnement à un studio complet. L’autre, une petite suite que l’on paie une seule fois. Ce comparatif reste honnête jusqu’au bout, y compris pour les lecteurs à qui Affinity convient mieux et sur qui ROSH™ Company Labs ne gagne rien.
Ce que chacun est vraiment — avant de parler de prix
Adobe Creative Cloud fonctionne par abonnement. Vous payez chaque mois ou chaque année et vous recevez en échange plus de vingt applications — Photoshop, Illustrator, InDesign, Premiere Pro, After Effects, Lightroom, Acrobat Pro, Audition et les autres — auxquelles s’ajoutent Adobe Fonts, le stockage cloud et l’IA générative Firefly intégrée aux applications. Le jour où vous arrêtez de payer, les applications cessent de s’ouvrir. Vos fichiers restent sur votre disque ; les outils qui les modifient, non.
Affinity est plus petit et fonctionne dans l’autre sens. Trois applications : Affinity Photo pour l’image matricielle, Affinity Designer pour le vectoriel, Affinity Publisher pour la mise en page. On les achetait une fois, version par version, et elles continuaient de fonctionner indéfiniment. Fin 2025, la suite a été relancée sous la forme d’une application unique et gratuite qui réunit les trois, et les anciennes licences perpétuelles ouvrent toujours vos fichiers. Les conditions peuvent évoluer : vérifiez-les vous-même avant de bâtir un plan dessus.
Ce qu’Affinity n’a pas compte autant que ce qu’il a. Pas de montage vidéo, pas d’éditeur audio, pas d’équivalent d’Acrobat, pas de banque d’images, pas de service de polices. C’est une suite de création graphique, pas un studio.
Là où Creative Cloud gagne — et gagne nettement
Si votre travail touche à la vidéo, la comparaison s’arrête avant d’avoir commencé. Premiere Pro, After Effects et Audition n’ont aucun équivalent chez Affinity. Il en va de même si vous vivez dans Acrobat Pro, ou si vous gérez un catalogue de dizaines de milliers de photos dans Lightroom.
Le second avantage est plus discret et coûte plus cher à ceux qui l’ignorent : les formats de fichiers. PSD, AI et INDD sont la monnaie d’échange des agences, des imprimeurs et des remises de fichiers clients, au Maroc comme ailleurs. Affinity sait importer du Photoshop, du PDF et de l’IDML, mais un document complexe — effets de calque, texte stylé, éléments liés — arrive rarement intact. Quand vous êtes la troisième personne à ouvrir un fichier, mieux vaut disposer du logiciel qui l’a produit.
- L’IA générative Firefly est intégrée aux applications, avec des crédits mensuels inclus.
- Adobe Fonts met à disposition une vaste bibliothèque sous licence, activable partout sans supplément.
- Les bibliothèques cloud synchronisent couleurs, logos et styles entre vos machines et avec une équipe.
- La documentation est partout, et les briefs clients citent encore les applications Adobe par leur nom.
Là où Affinity gagne — et où Adobe ne peut pas suivre
Le meilleur argument d’Affinity n’est pas une fonctionnalité : c’est que la facture s’arrête. Rien ne se renouvelle, rien n’expire pendant un mois creux, et aucun prélèvement ne tombe pendant que vous attendez un client qui paie en retard. Pour un indépendant marocain aux revenus irréguliers, cette seule différence pèse plus lourd que la plupart des tableaux de fonctionnalités.
Le deuxième argument est matériel. Affinity s’installe léger, s’ouvre vite et reste utilisable sur un portable de cinq ans avec 8 Go de RAM — la machine sur laquelle travaillent réellement beaucoup de lecteurs. Les versions iPad sont de vrais éditeurs et non des compagnons, ce qui compte si la tablette est votre seconde machine. Et l’on passe du pixel au vectoriel puis à la mise en page dans un même environnement.
Pour une grande part du travail rémunéré, le résultat est indiscernable. Logos, visuels pour les réseaux sociaux, packaging, brochures, retouche, PDF prêts pour l’impression : aucun client n’a jamais demandé avec quel logiciel le fichier avait été produit. Les vraies limites sont ailleurs — moins de plugins, moins de tutoriels en français et en arabe, et de temps en temps un fichier reçu qui ne s’ouvre pas proprement.
Le coût au Maroc — et ce que cela change
Le tarif public d’Adobe n’est que la moitié du problème. L’autre moitié, c’est qu’il est facturé en devise sur un prélèvement international récurrent, et que beaucoup de lecteurs marocains ne possèdent pas de carte qui l’accepte. C’est pour cela que la question se pose rarement en termes abstraits.
ROSH™ Company Labs vend une licence Adobe Creative Cloud authentique à 400 MAD pour 4 mois, commandée sur WhatsApp et activée sur votre propre compte. Trois blocs couvrent une année, soit 1 200 MAD. Affinity, au moment où ces lignes sont écrites, ne coûte rien de récurrent.
Étalez cela sur trois ans : quelques milliers de dirhams d’un côté, à peu près zéro de l’autre. Si le coût était la seule variable, Affinity gagnerait largement. Le coût n’est pas la seule variable : quand votre revenu dépend de votre capacité à ouvrir le fichier d’un client sans friction, 400 MAD tous les quatre mois pèsent peu face à un contrat perdu.
Un point à dire clairement. ROSH™ Company Labs n’est pas une société formellement enregistrée et n’émet pas de facture. Si votre comptable en exige une, achetez directement chez Adobe et considérez le prix public comme le coût d’un fonctionnement en règle.
Comment choisir — une recommandation directe
Par profil, aussi directement que possible.
- Étudiant, amateur, ou en apprentissage : Affinity. Installez-le, apprenez le métier, gardez l’argent pour autre chose.
- Designer solo qui maîtrise le fichier du brief à l’export : Affinity. Logos, réseaux sociaux, packaging, brochures — il ne vous freinera pas.
- Vidéo ou motion design : Adobe. Il n’y a pas de débat.
- Chaîne de production en agence, ou livraison de PSD, AI et INDD : Adobe. Vous achetez de la compatibilité, pas des fonctions.
- Photographe avec un gros catalogue : Adobe, pour le catalogage et la synchronisation de Lightroom.
- Entreprise qui a besoin de factures : achetez directement chez Adobe.
Il existe aussi une solution mixte qui fonctionne bien et que l’on écrit rarement noir sur blanc : travailler au quotidien sous Affinity et n’acheter un bloc Adobe de quatre mois que lorsqu’un projet l’exige vraiment. Parce que le bloc dure quatre mois et non douze, cette approche est praticable et pas seulement théorique.
Et la partie qui nous dérange. Une bonne partie des personnes qui lisent ceci devraient installer Affinity et ne rien nous payer. Nous préférons le dire plutôt que vendre un abonnement inutile, parce que ce client-là ne revient jamais.
Les questions que l’on nous pose
Affinity est-il vraiment moins cher qu’Adobe sur la durée ?
Oui, et pas de peu. Adobe Creative Cloud est une dépense récurrente aussi longtemps que vous l’utilisez. Affinity était un achat unique et, depuis sa relance en 2025, l’application actuelle ne coûte rien. Sur trois ou quatre ans, l’écart se compte en milliers de dirhams. La nuance honnête : Adobe achète de la compatibilité et une suite vidéo complète, qui se rentabilisent vite pour certains profils.
Affinity ouvre-t-il les fichiers Photoshop et Illustrator ?
Il importe le PSD, le PDF et l’IDML, et les fichiers simples passent bien. Les documents complexes, c’est autre chose : effets de calque, texte stylé, éléments liés et réglages colorimétriques se déplacent souvent, et renvoyer le fichier à un collègue sous Adobe est plus délicat encore. Si vous recevez régulièrement des fichiers en calques, considérez cette limite comme sérieuse.
Peut-on monter de la vidéo dans Affinity ?
Non. Affinity est une suite de création graphique — image, vectoriel, mise en page — sans application vidéo ni audio. Si votre travail comprend du montage, du motion design ou du son, seul Adobe Creative Cloud couvre ce besoin, via Premiere Pro, After Effects et Audition. Certains utilisent Affinity pour le graphisme et un outil vidéo séparé à côté.
Que deviennent mes fichiers si j’arrête de payer Adobe ?
Les applications cessent de s’ouvrir et le compte bascule sur une formule gratuite au stockage réduit : téléchargez d’abord tout ce qui n’existe que dans le cloud. Vos fichiers restent sur votre disque, mais il faut un logiciel capable de lire le format pour les modifier. Exportez des copies aplaties et des PDF avant l’échéance, pas après.
Combien coûte Adobe Creative Cloud chez ROSH™ Company Labs et comment commander ?
400 MAD pour 4 mois, pour une licence authentique activée sur votre propre compte Adobe. Les commandes se règlent sur WhatsApp : vous dites ce dont vous avez besoin, nous confirmons, vous payez, la licence est activée. Aucune carte internationale n’est nécessaire et rien ne se renouvelle tout seul — à la fin des quatre mois, vous décidez.
ROSH™ Company Labs est-il un partenaire officiel d’Adobe ou d’Affinity ?
Non. ROSH™ Company Labs est indépendant et n’est affilié ni à Adobe, ni à Affinity, ni à aucun autre éditeur. Ce que nous vendons, ce sont des licences authentiques à des prix praticables au Maroc, commandées sur WhatsApp. ROSH™ Company Labs n’est pas non plus une société enregistrée et n’émet pas de facture, ce qui compte si votre comptabilité en exige une.
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